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EGLISES
CATHOLIQUES
Eglise
Latine
A Cargèse, se faisant face, l’Eglise Grecque
et l’Eglise Latine recèlent, toutes deux, une
infinité de témoignages de l’histoire
locale. Une infinité de témoignages de l’histoire
locale. Certes, le premier édifice religieux, à
cause sans doute de son parfum d’encens « exotique
», exerce un plus grand attrait.
Cependant, l’Eglise Latine mérite assurément
une visite.
L’église actuelle est une nef, sur laquelle s’ouvrent
deux autels latéraux en hémicycle. Le chœur
est Séparé de la nef par un emmarchement et
une table de communion. La voûte, en berceau, repose
sur une corniche moulurée, Supportée par des
pilastres Corinthiens. L’édifice a partiellement
conservé un décor néo-classique (première
moitié du XIXe siècle). Les peintures murales
du chœur ont été restaurée dernièrement.
Un clocher carré, surmonté d’un lanternon
octogonal, s’élève sur le flanc nord.
La façade intérieure est scandée de pilastres
plats et couronnée d’un fronton ondulant. Ses
élévations latérales sont percées
de fenêtres hautes, éclairant directement la
nef son chevet est arrondi. Au total, un édifice intéressant
et homogène. Il est intéressant de savoir que
le prêtre grec Elie Papadacci adopta a cette époque
le rite latin entraînant avec lui la famille Petrolacci
et une partie de la famille Dragacci.
Un peu d’histoire …
Au préalable, un peu d’histoire recueillie auprès
des Monuments historique. En 1817, les chefs de familles non
grecques se réunissent et décident le lancement
d’une souscription, pour la construction d’une
église de rite latin.
Un certain Antoine Andreani fait alors donation d’un
terrain. Mais les temps sont durs… Le premier coup de
pioche interviendra seulement huit ans plus tard. Les travaux
de construction s’échelonnent de 1825 à
1828. Ils nécessiteront même des « secours
» du Ministère des Cultes. Dans les documents
d’archives, on trouve mention de répartitions
multiples. Ainsi, en 1835 le toit est emporté par le
vent et, en 1845, les aménagements intérieurs
ne sont toujours pas faits. Le clocher, enfin, ne sera construit
qu’à partir de 1847.
Symbole vivant de la tradition, elle remplace
l’Eglise primitive trop étroite. Commencée
vers 1852, elle ne fut guère achevée que 20
ans plus tard. Les fidèles travaillaient tous à
cette construction chaque dimanche après la messe jusqu'à
la tombée de la nuit.
Le sanctuaire, comme dans tout temple orientale est séparé
de la nef par une inconostase ou cloison en bois recouverte
d’images saintes.
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