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La Vallée de la Vézère

Alors que se succèdent, tant en France qu'en Europe, des découvertes archéologiques prestigieuses, les amateurs de préhistoire, les professionnels de l'archéologie ou le public simplement soucieux de ses origines, continuent à accorder leur préférence, au , Périgord, berceau de l'art paléolithique franco -Cantabrique Si nos parages ne semblent pas avoir hébergé les premiers ''`australopithèques et autres cousins de Lucy, ils furent, Vallée de la Vézère entre autre; à, plus d'un titre la terre d'adoption des Homo Sapiens, Homme de Neanderthal ou de Cro-Magnon. Nos ancêtres surent en effet très vite apprécier un milieu privilégié ou foisonnaient grottes et abris naturels, leurs premières demeures. Des conditions climatiques également favorables allaient les y, retenir définitivement.
Certes plusieurs périodes glaciaires virent passer troupeaux, rennes, de mammouths, de rhinocéros laineux, mais la Vallée de la Vézère, entre autre, ne fut jamais un désert glacé : elle conservait au plus fort de l'ère glaciaire un mince ruban de verdure où l'homme pouvait; s'approvisionner en gibier, poisson, bois de chauffe et silex alluvial indispensables pour fabriquer outils et aunes de l’époque.
Si l'on ajoute des conditions de conservation exceptionnelles ? Lascaux vient immédiatement à l’idée, mais innombrables sont les sites plus modestes qui ont préservé de l’érosion les vestiges d'habitat on comprend mieux la prééminence qu'exerce encore la préhistoire du Périgord. Pour décisif qu'ils soient, ces atouts n'auraient pas eu de suite s'ils n'avaient 'été catalysés par des recherches archéologiques d'avant garde. Bien avant Boucher de Perthes dans la Vallée de la Somme, les préhistoriens précurseurs sont également périgourdins ...et prés de deux siècles plus tard, leurs disciples s'appuyant encore sur les acquis des sites éponymes classiques, explorant à leur tour de nouveaux gisements, peuvent aujourd'hui reconstruire l'épopée des chasseurs de rennes, d'aurochs et de chevaux de la préhistoire. Terre d'élection de l'homme préhistorique, berceau de l'archéologie paléolithique, le Périgord conjugue et décline à la perfection des dizaines de millénaires de présence humaine qu'il vous appartient de découvrir dans les moindres détails.

BARA-BAHAN
Tout près des Bugue, cette vaste grotte-couloir obstruée par un éboulis constitue la plus occidentale des grottes ornées de la Vallée de le Vézère. On y remarque une majoritaires, bovinés, bouquetins, cervidés, ours) et quelques signes classiques attribuables au Magdalénien.

SAINT CIRQ
Tout près des Eyzies, mais découverte en 1951 seulement, cette petite cavité doit sa célébrité à une exceptionnelle gravure d'anthropomorphe « de sorcier». Quelques vigoureuses gravures animalières, notamment des chevaux, complètent ce décor attribuable au début et au milieu du Magdalénien.

BERNIFAL
Anciennement découverte, cette grotte profonde à néanmoins conservé un aspect général assez proche de celui qu'ont connu les hommes de la préhistoire. Elle rassemble, reparties sur toute sa, longueur, 110 gravures et peintures, noires ou rouges, globalement attribuables au Magdalénien. Les mammouths sont les figurations dominantes auxquelles s'ajoutent des images beaucoup plus rares, humains, mains négatives, ainsi qu'un asinien. Une cinquantaines de signe sont également présents, entre autres les tectiformes classiques de la région.

GROTTE DE FONT DE GAUME
Classée monument historique, la grotte de Font de Gaume est en Aquitaine la dernière cavité à peintures polychromes encore ouverte au public. La découverte en 1901 par Capitain, Breuil, Peyrony de ces œuvres pariétales d’une grande qualité esthétique a de plus apporté un argument décisif à la reconnaissance de l’art paléolithique après les controverses suscitées par Chabot, Altmira, Pair-non-Pair et la Mouthe. Plus de 200 figurations pariétales peintes et gravées, organisées en composition voire en scènes occupent les quatre parties principales du réseau long de 120m.
La thématique, tant animalière- ou domine le bison- que non figurative (signes quadrangulaires, tectiformes, ect.) renforce l’intérêt de ces témoignages artistiques attribués au Magdalénien qui comptent parmi les premiers grands chefs d’œuvre de l’humanité.

GROTTE DES COMBARELLES
Avec plus de 600 figurations pariétales très majoritairement gravées, la grotte des Combarelles découverte en 1901 est à juste titre considérée comme un sanctuaires majeur de la culture magdalénienne (aux alentours de 13 000 ans). Au-delà du proche fouillé par E.Rivière dès 1892 s’enfoncent deux galeries divergentes. La plus importante, ouverte à la visite est un couloir étroit de plus 240m de long. Le bestiaire, finement gravé et pus rarement dessiné en noir, évoque une faune diversifiée incluant chevaux, rennes, bouquetins, mammouths, rhinocéros, ours, félins et quelques bovidés ; la lecture de ces gravures animalières, largement enchevêtrées, est facilitée par un traitement souvent réaliste qui les distingue nettement d’un ensemble exceptionnel d’une cinquantaine de figures anthropomorphes, beaucoup plus schématiques, et de quelques signes, notamment des tertiformes.

ABRI PATAUD
Les coupes stratigraphiques, de plus de 9 m de haut, permettent de suivre la succession des occupations préhistoriques sous l’abri aujourd’hui effondré. Les fouilles révèlent divers campements entre 33 000 et 18 000 ans. Dans une portion non effondrée de l’abri, le plafond conserve un bouquetin sculpté en lias relief. Un musée où sont exposés des objet originaux ainsi que les résultats des travaux des préhistoriens (panneaux, maquettes, reconstitutions...), permettant de comprendre la vie des hommes de Cro-Magnon.

L’ABRI DU POISSON
Découvert par Giraux en 1892, l’abri du Poisson à Gorge d’Enfer dut attendre 20 ans pour devenir célèbre quand fut aperçu, gravé et sculpté en relief au plafond de la voûte, un superbe passion grandeur nature. Il s’agit d’un saumon « becquart » à la mâchoire retroussée, caractéristique du mâle épuisé par le frai. La datation gravettienne ( vers –25 000 ans), d’un sujet rare (un des dix poissons pariétaux recensés) en ferait la première représentation de poisson connue au monde, témoignage probant des activités de pêche préhistorique.

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