
La préhistoire
romaine :
Depuis la fin de l'occupation romaine, au IVe siècle, jusqu'au
XIIe siècle, les invasions barbares se sont succédées
dans le Sud-Ouest vidant le pays de ses habitants.
Les forêts gagnèrent les terres jusqu'alors exploitées
en Périgord, d'où la dénomination de Périgord
Noir.
Au XIIe siècle, début de la Guerre de Cent Ans contre
les anglais, le souci de peupler le pays pour éviter l'occupation
anglaise, ainsi que de créer des barrières à
l'avancée du catharisme, a été à l'origine
de l'essor dans le pays de monastères abritant différents
ordres religieux. Cette époque voit la construction de
nombreuses abbayes et la restauration des anciennes avec de nouvelles
techniques architecturales. On généralisa, par exemple,
l'utilisation de la voûte en pierre en remplacement de la
charpente en bois, vulnérable aux incendies. Ce nouvel
art de construire est connu sous l'appellation d'art roman.
Correspondant à une période de renouveau démographique
et de construction massive, cet art est largement représenté
en Périgord, reconnaissable à ses formes pures,
presque sévères, taillées dans un beau calcaire
blond et lumineux qui est un des atouts majeurs de l'architecture
périgourdine. Au XIIe siècle on compte quatre cents
églises romanes en Périgord.
L’art du Néolithique
correspond à une époque de profond changement climatique
durant laquelle on enregistre un non moins profond changement
des sociétés humaines, peuplant les contrées
d’où la dernière glaciation se retire progressivement
à partir du VIIIe millénaire avant J.-C. au VIe
millénaire, les vestiges laissés par la population
de la future France attestent qu’aux chasseurs vivant dans
un climat très froid se substituent des agriculteurs sédentarisés,
vivant dans des huttes groupées en villages. Les grottes
ne servent plus qu’au stockage de la nourriture et, sans
doute, d’objets fabriqués en vue des échanges.
Le néolithique
L’art mobilier a trouvé de nouveaux supports : les
vases en céramique connaissent, à partir du IIe
millénaire avant J.-C., un succès universel. Revêtus
d’un ornement géométrique stéréotypé
et fabriqués en série, ils se commercialisent rapidement.
Plus riche en invention créative que le vase, l’orfèvrerie
procède d’un technique qui confine à la virtuosité
; elle passe aujourd’hui pour être le grand art des
Celtes, ces peuples ainsi nommés par les Grecs, qui, à
partir du Ve S., envahissent les contrées à climat
tempéré de l’Europe.