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Capitale: Cayenne
Population: 150 000
Langue officielle: français
Groupe majoritaire: les créoles
(60 %), soit guyannais (38,4%), martiniquais, guadeloupéen,
haïtien (17,3%), saint-lucien, surinamien, etc.
Groupes minoritaires: français
(10% à 12%), portugais, chinois hakka (4,2 %), taki-taki
(3 %), langues amérindiennes (4 %: arawak, emerillon, kalihna,
palikour, wayampi, wayana), hmong (1,3 %), etc.
Système politique: département
français d'outre-mer (DOM)
Articles constitutionnels (langue):
art. 2 de la Constitution de 1992
Lois linguistiques: toutes les lois linguistiques de la République
dont la loi no 84-747 du 2 août 1984 relative aux compétences
des régions de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de
la Réunion; la loi no 75-620 du 11 juillet 1975 relative
à l'éducation; la loi no 84-52 du 26 janvier 1984
sur l'enseignement supérieur; la loi d'orientation no 89-486
du 10 juillet 1989 sur l'éducation; le décret no 93-535
du 27 mars 1993 portant approbation du cahier des missions et des
charges de la Société nationale de radiodiffusion
et de télévision française pour l'outre-mer
(RFO).

I Situation géographique
1 Situation géographique
Dans le nord-est de l'Amérique du Sud, entre le Surinam et
le Brésil, la Guyane française (voir la carte 1) constitue
depuis 1946 un département français d’outre-mer,
à l’instar de la Martinique, de la Guadeloupe et de
l’île de la Réunion (dans l’océan
Indien). Bref, la Guyane française fait partie de ce qu'on
appelle les DOM-TOM (voir la carte). En tant que département
français d’outre-mer, la Guyane fait partie de l'Union
européenne et constitue plus précisément une
région "ultrapériphérique" de l'Europe.
La Guyane forme le plus vaste (équivalant à 16 % du
territoire de l’Hexagone) et le moins peuplé des départements
français d’outre-mer. C’est aussi la seule région
d’Amérique du Sud où la langue officielle n’est
ni l’espagnol ni le portugais, mais le français. Avec
le Surinam (de langue néerlandaise) et Guyana (de langue
anglaise), la Guyane française compose l’une des trois
Guyanes, territoires jadis délaissés par les Portugais
et les Espagnols. Lors du recensement de 1990, sa population était
de 115 000 habitants. En 1997, elle était estimée
à 170 000 personnes et devrait atteindre plus de 180 000
en l’an 2000.

2 Le littoral de la Guyane
La population de ce département français, équivalant
à peu près à la superficie du Portugal, est
concentrée à 80 % le long des 320 km de bande côtière
bordée par l’océan Atlantique. D’ailleurs,
le réseau routier ne dessert que cette frange côtière,
et ce, du nord-ouest au nord-est en reliant les villes de Saint-Laurent-du-Maroni
(à l’extrémité ouest: 20 000 hab.) jusqu’à
Regina (vers l’est) sur le fleuve Approuague, en passant notamment
par les villes de Sinnamary (3500 hab.), Kourou (20 000 hab.) et
le chef-lieu, Cayenne (70 000 hab., avec sa banlieue de Matoury
et de Rémire-Montjoly). Depuis plusieurs années, l’Administration
locale projette de prolonger le réseau routier jusqu’à
Saint-Georges-de-l'Oyapock (à l’extrémité
est), mais les sommes prévues ont déjà été
englouties sans grands résultats encore tangibles en raison
d’importants accidents de terrain (marécages et zones
inondées).

3 L’arrière-pays
Tout l’arrière-pays (90 % du territoire) est couvert
de forêts tropicales denses et n’est accessible, hormis
la voie aérienne, qu’en bateau grâce aux fleuves
Maroni (qui sépare le Surinam et la Guyane), Mana, Sinnamary,
Approuague et Oyapook (qui sépare la Guyane et le Brésil).
En raison des nombreux sauts et dangereux rapides, la pirogue (habituellement
à moteur), généralement taillée dans
un grand tronc d’arbre, demeure l’embarcation la plus
utilisée pour accéder d’abord dans le massif
central, puis dans les montagnes de Camopi et enfin dans les monts
Tumuc-Humac du Sud guyanais (à la frontière du Brésil).
Ajoutons que la Guyane française forme une sorte d’escalier
géant qui descend du sud (montagnes) vers le nord (littoral).
Outre la Guyane française elle-même, le département
comprend plusieurs îles côtières, telles que
l’île de Cayenne et les îles du Salut dont l'île
du Diable est la plus connue.

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