
Salles médiévales
:
La salle des gardes fut édifiée
vers 1310 par Philippe IV le Bel et servait d'antichambre
au rez-de-chaussée de la grand-salle où le
roi tenait son "lit de justice" et où siégea
le Tribunal révolutionnaire du 2 avril 1793 au 31
mai 1795. Trois piliers divisent le volume en deux nefs
. Les chapiteaux du pilier central présentent des
bas-reliefs dont l'un figure, pense-t-on, Héloïse
et Abélard.
Le volume de la salle des gens d'armes est exceptionnel
: elle fut édifiée entre 1302 et 1313 par
Enguerrand de Marigny.
Elle servait de réfectoire aux très nombreux
personnels, environ 2 000 personnes employées au
service du roi. Quatre vastes cheminées assuraient
le chauffage de la salle des gens d'armes, qui était
alors largement éclairée par de nombreuses
fenêtres. Sur le mur sud subsiste un important fragment
de la Table de marbre noir, autrefois placée dans
la grande salle haute. Utilisée pour les festins
royaux, elle fut le siège de différents tribunaux.
Construit au début du règne de Jean le Bon,
le pavillon carré des cuisines était destiné
au "commun" de l'hôtel du roi. Seul subsiste
le niveau bas, voûté d'ogives et comportant
quatre cheminées d'angle de dimensions royales. Chacune
des quatre cheminées avait une ou plusieurs affectations
particulières (consommés, volailles, viandes…)
et ses cuisiniers propres. Les quatre travées ouest
de la salle des gens d'armes, dénommées rue
de Pontis, furent isolées du reste de la salle par
des grilles et par un mur. A la Révolution, elles
furent tristement baptisées du surnom du bourreau,
"Monsieur de Paris". Ces quatre travées
accueillirent les "pailleux", prisonniers sans
ressources, ne pouvant loger "à la pistole".